Quand pâturage et pelouses sèches font bon ménage

Mars 2026

Les pelouses sèchent sont reconnues pour leur biodiversité exceptionnelle, comme l’azuré du serpolet, l’anémone pulsatille ou encore l’orchis bouffon et le criquet rouge-queue. De telles espèces qui ont besoin d’herbe peu dense, de soleil et de chaleur seraient menacées si le milieu venait à s’embroussailler totalement. L’élevage et un pâturage sur pelouses sèches adaptés sont donc indispensables au maintien des pelouses sèches !

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les pelouses sèches ne sont pas sans intérêt pour la production agricole. La diversité des plantes de ces milieux permet d’obtenir un fourrage de bonne qualité, offrant une alimentation variée et particulièrement appétente pour le bétail : « la diversité stimule l’appétit » ! Le caractère sec et pierreux du sol évite les problèmes sur les sabots des brebis. Les pelouses sèches piquetées d’arbres et d’arbustes offrent des fourrages diversifiés, même en été, avec les feuilles et jeunes rameaux encore verts. Ils offrent aussi de l’ombre qui permet aux animaux d’être à l’abri des fortes chaleurs et à l’herbe de rester verte plus longtemps. L’ensemble de cette végétation à disposition des animaux permet également l’ingestion de certaines plantes aux vertus thérapeutiques. Enfin, certaines plantes des pelouses sèches telles que les laiches, les petites légumineuses restent appétentes longtemps et gardent des qualités nutritives à la fin de printemps ou début d’été, là où celles des plantes de prairies peuvent diminuer.

Le Conservatoire met ainsi en place de nombreux partenariats avec les agriculteurs locaux, via notamment la signature de baux ruraux à clauses environnementales. Ces baux permettent de fixer les règles du partenariat aboutissant à la mise en place de pratiques de pâturage favorables aux pelouses sèches et assurant la ressource fourragère nécessaire au troupeau de l’éleveur. En contrepartie, ce type de bail présente aussi des avantages, puisque le montant des fermages est moins élevé à l’hectare.

Explications ci-dessous avec l’interview de Gaëtan Lavoignet, agriculteur sur la Commune de Champlitte (70) et partenaire du Conservatoire !

Dernières publications LIFE Climat tourbières du Jura Pôle Milieux humides Programme Pelouses et Landes Agir avec nous