Prairie humide de Montholier

Prairies humides

Les prairies humides

Les prairies humides sont des surfaces herbeuses qui se développent à proximité de cours d’eau lents, de zones humides (tourbières, roselières, saulaies…) ou de plans d’eau (étangs…). Elles s’apparentent parfois à des marais et sont caractérisées par l’engorgement temporaire du sol où elles sont installées.

Elles sont principalement alimentées en eau par les nappes alluviales et par les crues des rivières. En fonction de la topographie, ces prairies sont soumises à des périodes d’inondations plus ou moins longues, leur fréquence et leur durée déterminant en grande partie le type de végétation.

Chiffres clés
13
sites gérés par le Conservatoire
182
hectares
15
communes concernées
7
agriculteurs partenaires

Biodiversité

Ces prairies représentent un fort intérêt patrimonial avec une diversité floristique, entomologique et faunistique exceptionnelles.

Elles jouent un rôle important pour la conservation de certaines espèces d’oiseaux particulièrement menacées ou d’intérêt communautaire ou migrateurs. Elles sont également des terrains de chasse privilégiés pour certaines espèces de chauve-souris et libellules, et des lieux de reproduction pour des espèces rares de papillons. Enfin, en période de submersion, elles deviennent des frayères non négligeables pour les brochets.

Services rendus

En ce qui concerne le fonctionnement hydrologique, les prairies humides permettent de réguler les crues (diminution de l’intensité des crues). Elles participent au soutien des débits d’étiage et à la rétention et élimination de l’azote. Elles permettent aussi une épuration des eaux et limite  la pollution des nappes et des cours d’eau.

Menaces

Comme pour beaucoup de milieux ouverts, l’intensification agricole a souvent entraîné leur drainage et leur reconversion en cultures céréalières, de maïs ou de peupliers. A contrario, les secteurs les plus difficiles (inondations longues, sols pauvres) ont été abandonnés.

Ainsi déprise ou intensification agricole ou encore urbanisation ont entraîné depuis les années 1960 la disparition de plus de la moitié de ces prairies à l’échelle nationale.

Gestion

Pour éviter que l’évolution naturelle ne les transforme en friche puis en boisement ou que l’intensification des pratiques ne les transforment en milieu banal, il est nécessaire d’agir et de faire perdurer les pratiques extensives qui ont créé et maintenu ces prairies humides. Le Conservatoire travaille en concertation avec les communes et les locaux, via des plans de gestion, afin d’éviter une diminution de la diversité des habitats et une banalisation de la faune et de la flore :

  • mise en place d’une fauche tardive (à partir du 15 juillet, après la période de floraison des plantes, et parfois retardée jusqu’à septembre pour permettre la nidification des oiseaux) ou de pâturage,
  • mise en œuvre de travaux de débroussaillement pour limiter la colonisation végétale,
  • réalisation de suivis de certaines espèces de plantes et de faune, de l’évolution des milieux et des pratiques agricoles afin d’évaluer la pertinence et l’efficacité des actions de gestion mises en œuvre.
Fauche de la prairie humide du Colombey
M. Paris (CEN Franche-Comté)
Fiches-sites sur les prairies humides
Les prairies humides du Colombey à Fleurey-lès-Faverney et Amoncourt (70)
(pdf, 2,3 Mo)
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Les prairies humides de la Combe d’Ain (39)
(pdf, 2,2 Mo)
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