Le marais des Noyes, à Saulnot (70), est géré par le Conservatoire d’espaces naturels de Franche‑Comté aux côtés de la commune depuis 2024, dans le cadre d’une obligation réelle environnementale (ORE) signée pour 30 ans.
Sur environ 4 ha, il associe milieux ouverts humides (mégaphorbiaies, cariçaies) et aulnaie marécageuse, chacun couvrant la moitié du site.
Pour suivre l’évolution de ces boisements, la notice de gestion 2025-2030 prévoit la mise en place du protocole IBP (indice de biodiversité potentielle) ainsi que des transects de mesure du bois mort au sol.
Fin septembre, Élodie Hemery et Guillaume Doucet, salariés du Conservatoire, ont relevé sur place les caractéristiques des arbres vivants et morts : essences, diamètre des troncs, dendromicrohabitats, etc.
Les résultats montrent que ces boisements n’expriment pas encore tout leur potentiel, ce qui s’explique par leur jeunesse : absents dans les années 1970 (le marais était totalement ouvert), ils sont d’installation récente.
Le volume de bois mort au sol, de 12,3 m³ par hectare, reste lui aussi faible pour la même raison. Toutefois, on peut déjà y croiser des organismes liés au bois mort comme ces magnifiques (mais tout petits) champignons (Bisporelle jaune et Pézize turquoise).
Un nouveau suivi sera réalisé dans 5 à 10 ans.
Grâce à la libre évolution mise en place sur les 2 ha d’aulnaie marécageuse, nous espérons voir des arbres de plus gros diamètre, des strates plus diversifiées et davantage de bois mort, autant d’atouts pour accueillir de nombreux organismes saproxyliques.
Un grand merci à Andgelo Mombert du Conservatoire botanique national de Bourgogne-Franche-Comté – Observatoire régional des Invertébrés pour l’identification des champignons.
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Photos : ©G. Doucet