Fin mai, Élodie, Marylou et Guillaume, salariés du Conservatoire d’espaces naturels de Franche‑Comté, ont exploré les sites gérés par l’association sur le Plateau de Nozeroy, dans le Jura, pour compléter les connaissances sur les libellules et les papillons.
Alors qu’ils observaient les zones riches en renouée bistorte, une plante à fleurs roses de la famille des polygonacées, ils ont remarqué un petit papillon inconnu qui voltigeait en grand nombre en compagnie d’une autre espèce bien connue : le cuivré de la bistorte.
Curieux, ils ont alors décider d’identifier l’espèce. Il s’agit du séricore de la bistorte (Sericoris astrana), un papillon de nuit, actif de jour, dont les chenilles se nourrissent exclusivement de cette renouée.
C’est une belle surprise puisque cet hétérocère (papillon de nuit) n’avait jamais été observée auparavant sur les communes d’Esserval-Tartre et de Censeau !
Selon la description scientifique de 1845, l’espèce était déjà admirée pour sa beauté à l’époque. Et avec raison : ses ailes ornées de taches bleu métallisé en font vraiment une petite merveille.
Une observation particulièrement intéressante puisque le séricore de la bistorte, endémique du massif du Jura (France et Suisse), n’existe en France que dans trois départements – le Doubs, le Jura et l’Ain – et n’est connu, en Bourgogne-Franche‑Comté, que dans une trentaine de communes.
Cette découverte va permettre de contribuer au programme des « Méconnus de Bourgogne-Franche-Comté », un projet du Conservatoire botanique national de Bourgogne-Franche-Comté – Observatoire régional des Invertébrés, qui documente les espèces peu connues de la région, notamment les papillons nocturnes.
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Photos : ©G. Doucet • CEN Franche‑Comté